Pour la journée de samedi nous avons vu passer les deux chasse neige, celui de Corté le plus gros qui avec sa lame nous a dégagé la place, cela est-il du aux négociations de Marien et de Jean , le fait que ce soit la veille des élections, les deux ensembles ? le fait est là et le plus petit celui de San Lorenzo la lame haute et à toute vitesse. La place est dégagée et je vais maintenant dégager le devant du garage.
Giboulées suite
Besoin de changer de lunettes car après avoir mis en ligne les premières images en sortant au milieu de la place il y avait 50cm. Et puis comme le dit Jean Taddei et avec lequel je suis entièrement en accord, dès le premier flocon qui arrive la lumière part. Quand empêchera-t-on la neige de tomber ?
Donc absence du courant à partir de 11h30 jusqu’à samedi 20h40 soit 35 H. Mais cette fois il y a eu plus malheureux que nous car d’autres foyers étaient toujours privés d’électricité, et avec cela une coupure de téléphone plus ou moins longue selon les numéros.
En fin de première journée il était tombé 80 cm et dans la nuit 20 cm de plus. Heureusement le temps se calme et la neige se tasse et commence a fondre lentement.
Le premier jour passage du chasse neige et ouverture de la route pour le passage d’une voiture ou deux vélos au choix, mais lorsque la boulangère a voulu retourner il a fallu faire le passage a la pelle.
Gros problème du a l’absence de panneau sens unique.
Panne du chasse neige, rumeur ou réalité ? Vendredi passage du chasse neige de Corté et ensuite dégagement de l’intérieur du village par celui de San Lorenzo. 20 h 40,retour de l’électricité. Je le répète car cela veut dire que des techniciens travaillent pour dépanner tout le monde. Tout cela raconté en photos.
Giboulées de mars et plus
La neige a refait son apparition, environ 20 cm mais avec le vent il y a formations de congères. On peut voir sur les photos que la neige est modelée par le vent. Le temps est froid car il y a formation de stalactites de glace au bord des toits. La neige continue de tomber en tourbillonnant et pour l’instant on a toujours de l’électricité.
Ballade Moulin Mattei
Le temps est très frais même à 10 heures, mais il y a un beau soleil et pas de vent et l’envie de voir le travail de débroussaillement effectué sur le sentier, m’a décidé de descendre jusqu’au moulin Mattei.
Le sentier a été bien nettoyé au point de vue ronces et branches, mais se trouve dans un état lamentable car défoncé par les animaux. 20 minutes pour descendre et 25 minutes pour revenir car cela monte beaucoup.
Ballade au Fiumicellu
Beau temps très frais, c’est quand même février, propice à une petite promenade jusqu’au Fiumicellu.
Autant en faire profiter tout le monde.
La Casa Scribbiata
Cet article a pour but de signaler un site archéologique existant à proximité de Carticasi, qui je pense n’est pas très connu des Carticasinchi.
Ce site n’est pas protégé actuellement et se trouve exposé aux dégradations dues à la divagation des animaux. (entre autres).
Ci-dessous un extrait succint:
Tiré du livre de Michel Claude WEISS : Le rocher à gravures de La Casa Scribbiata à Bustanicu
Situation géographique
Partie supérieure du bassin de la Casaluna, entre Carticasi et Bustanico. Les gravures sont dans la commune de Bustanico, à une limite de son territoire . Elles ne sont guère éloignées de celles de La Petra Frisgiata I, de La Petra Frisgiata II, de La Petra Frisgiata III, de La Petra Frisgiata IV de La Petra Frisgiata V, de l’Aghja à a Penta et de Vadella qui appartiennent également au bassin supérieur de la Casaluna mais figurent dans la commune de Cambia.
Ce rocher gravé a été découvert à la mi août 2004 par Paul Pinelli, architecte qui avait décidé de retrouver cette « maison gribouillée »
En réalité d’après Jean-Charles Antolini dans ce cas le toponyme Casa serait plutôt un oronyme
Annexe 1 Etude toponymique
Ce microtoponyme de la commune de Bustanico dans le Boziu nous est signalé par la section archéologique de l’Université de Corti. Il désigne un bloc rocheux sur lequel ont été gravés Des signes de plusieurs époques. Le toponyme n’a pas manqué de nous surprendre, ce type d’art rupestre est généralement connu sous l’appellatif « Petra » suivi de qualificatifs comme Scritta ou Frisgiata (entre autres). Il nous a ensuite hautement intéressé car pour la première fois la base toponymique Casa, largement présente sur de nombreuses communes corses, n’était pas identifiée dans son sens habituellement retenu de Casa « maison », sens hérité du latin casa (hutte, cabane).Ce terme a connu une grande fortune dans les langues romanes.
Nous avions, quant à nous, décelé un substrat fort ancien, prélatin, pré-indo-européen. Le « S » intervocalique attestant de cette réalité.
Pierre Lamotte dans ses études du substrat « dans la langue corse » (Corse historique, n° 29/30, 1966/67) pose le problème du substrat Kas qu’il rapproche de Kis à valeur oronymique comme Kas. Il cite notamment Casinca, Casaconi, Chisoni è Ghisoni ; cette perception nous étant apparue comme pertinente, nous avons essayé de situer Casa dans sa chronologie d’apparition dans l’occupation de l’espace corse. Elle se manifeste dans l’appellatif Castellu qui marque « L’incastellamentu » à partir de l’âge de bronze.
Le castellu est la première utilisation connue en Corse, de blocs rocheux de différentes tailles pour l’édification de fortifications et de « torre ». Nous laissons volontairement de côté le féminin pluriel Castelle qui pourrait remonter au Néolithique terminal/Chalcolithique. L’archéologie n’ayant encore rien livré de probant à ce jour.
Un verbe corse qui est parvenu jusqu’à nous, et qui est encore utilisé, Accastillà signifie « entasser des pierres » sans art d’ailleurs. Il semblerait donc que le substrat Kas désigne des blocs rocheux, puis des pierres de construction puis enfin la construction elle-même.
Le microtoponyme du Boziu vient conforter notre analyse et se révèle important dans notre recherche. De manière évidente « Casa » désigne un bloc rocheux. Il est renforcé par le qualificatif Scribbiata, ancêtre de Scritta. Il signifie donc « pierre écrite ».Scribbiata est issu de l’ancien verbe latin Scribere qui est passé ensuite à Scrivere et à Scrive en Corse, avec un participe passé Scrittu. Le passage de Scribere à Scrivere semble remonter au VIII° siècle. Dante y ajoutant Scriba au XIV°. Ainsi l’Archéologie ser la linguiste et nous conforte, si besoin était, dans la nécessaire pluridisciplinarité voire interdisciplinarité.
Jean-Charles Antolini.
Cette recherche conforte les conclusions dégagées lors de l’étude générale des gravures rupestres corses car le rocher de Bustanico répond bien aux critères généraux de tels sites : utilisation de la partie supérieure d’un bloc rocheux montrant un côté abrupt ; position dominante au dessus d’une voie de passage naturelle ou ancienne (ainsi ce chemin a sans aucun doute vu la transhumance des brebis ou des chèvres) etc.Il convient d’observer que le rocher de la Casa Scribbiata a révélé une spécificité certaine par rapport aux autres sites à gravures insulaires. Le nombre relativement important des tracés ( deuxième site le plus fourni de l’île)
Quelques photos des gravures prises sur le rocher pour illustrer ce qui précède.
Il est quand même singulier que le village soit situé entre deux sites archéologiques dans le haut de la vallée de la Casaluna, un à la limite de Bustanico et l’autre sur la commune de Cambia et entre il n’y aurait rien ?
(« Toponyme » – du grec topos (lieu) et onoma (nom) – est en quelque sorte synonyme de « nom géographique ».La nature d’un toponyme peut être précisée. Ainsi, par exemple, selon qu’un toponyme est lié à l’eau, à une voie de communication ou au relief, on parlera plus spécifiquement d’hydronyme, d’odonyme ou d’oronyme.)
Voici quelques liens concernant des sites similaires.
Les gravures rupestres du Cap Corse Commune de Barrettali Jacques Magdeleine>
Les Gravures rupestres de l’Incrucichjata De Forci à Santa Riparata di Moriani>
Carticasi sur Wikipédia>

























































































































