Assemblée générale du PLOT

A l’attention de tous ses adhérents:
Le plot convoque sa première assemblée générale!

Cette réunion se tiendra è l’église de l’Annunciata à Carticasi.

Pour les anciens adhérents pensez à renouveler votre adhésion pour y participer.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU PLOT
SAMEDI 13 AOÛT 2022 à 17 H 30

Ordre du jour

  • BILAN D’ACTIVITÉ ET FINANCIER 2021-2022
  • RÈGLEMENT INTÉRIEUR ET COTISATIONS ANNUELLES
  • PROJECTION 2022+2024
  • RENOUVELLEMENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
  • QUESTIONS DIVERSES
lire LE PLOT INFO N° 4

Le pont de Casaluna : suite …

Depuis le début de l’année, une résistance s’est formée autour des vestiges du pont de la Casaluna. dont une crue centennale assortie d’un gigantesque embâcle signa l’arrêt de mort. en novembre 2016.Remplacé depuis par un pont provisoire, l’ouvrage doit – selon le projet porté par la Collectivité de Corse – être détruit en totalité, afin qu’un nouveau puisse être construit un amont.

Problème : une part des habitants de la microrégion, si elle ne conteste pas la nécessité de bâtir un nouveau pont, ne comprend pas pourquoi il faudrait raser ce qui reste de l’ancien. Parmi ces gens. il y a Aurélien Morel, ingénieur, formé en double diplôme à l’école nationale des arts et métiers de Bordeaux et à l’école Navale. officier de Marine pendant sept ans, expatrié au Moyen-Orient pendant deux ans et de retour dans le Centre Corse, où il a grandi, depuis 2016. «j’ai travaillé plus spécifiquement dans la défense, explique-t-il, mais j’ai des compétences dans les travaux publics. je n’ai pas la prétention d’être à la hauteur d’un ingénieur spécialisé, j’arrive simplement avec un esprit critique issu de ma formation académique et de mon expérience professionnelle. ››

Au premier rang des questions que lui et Jean-Batti Tafanellî – président de l’office de tourisme local et fer de lance de la contestation – se posent, il y a celle du cheminement de pensée :« Comment en est-on arrivé à prendre ces décisions, à faire ces choix ? Nous sommes dans une démarche citoyenne et patrimoniale, et nous voulons comprendre. »

On ne juge pas la valeur historique depuis un bureau ›

Aurélien Morel propose un parallèle avec d’autres ponts de la région, notamment le pont de Lano et celui de Ponte-Leccia.« On nous a dit que le pont de Lano avait une valeur patrimoniale plus importante que le pont de Casaluna. parce que l’impératrice Eugénie s’était investie dans sa Construction. Tout le monde n’est pas forcément d’accord avec cette affirmation. Ce n’est pas depuis un bureau que l’on peut juger de la valeur de l’histoire, c’est aux gens sur place de le faire »

Se pose aussi la question de l’effondrement de l’ouvrage : « On ne nous parle que du débit de l’eau, mais en 2016, tout le monde a vu l’embâcle et la pression qu’il a imposée aux piles et au tablier, Si ce n’est qu’une histoire de débit, pourquoi le pont de Lano a-t-il résisté ? Et quel est le débit maximum supportable ? En 2016, c’est toute la Corse qui a débordé. Pourquoi deux ponts ont cédé et tous les autres ont tenu ? Sur certaines questions de ce type, nous n’avons pas eu de réponse.»

Jean-Batti Tafanelli s’agace :« On nous parle du débit qui a emporté le pont, et dans le projet. on nous en propose un autre avec une pile centrale ! Et on nous dit que techniquement, il n’est pas possible de faire autrement, alors que nous avons des ponts de chemin de fer bien plus longs et construits ainsi. ››

Attention à la cancel culture

« il y aura d’autres crues, et comme les berges ne sont ni entretenues, ni travaillées, le même phénomène se reproduira. Pourquoi cette problématique n’est-elle pas prise en compte au niveau politique ?»

Reste aussi le problème des vestiges de l’ancien pont. que les services techniques préconisent de détruire, alors que les habitants réclament une mise en valeur du site. sur le modèle de Ponte Novu. « je suis assez inquiet quand je vois toute cette cancel culture », avance Aurélien Morel. « aujourd’hui on a la prétention de s’imaginer qu’avec un ordinateur et un modèle numérique, on est plus intelligent que nos anciens. Ce pont, c’est aussi un symbole de notre culture et de notre histoire et il faut se battre pour lui. Sur ce chapitre. les citoyens doivent pouvoir avoir la main, ils méritent qu’on les implique. »

Pour Jean-Batti Tafanelli, la solution est toute trouvée : « Avec les 300 000 € budgétisés pour la destruction, on réaménage le site et on en fait un point d’attrait touristique. »

MORGANE QUILICHINI

Elections Législatives Résultat du 12 juin 2022

Inscrits 49 Votants 33
67,35%
Blancs 16
32,65%
Nuls 0Exprimés 17
34.69%
Votes%
M Jean-félix ACQUAVIVA24,08%
M François-Xavier CECCOLI510,20%
Mme Marie Dominique SALDUCCI12,04%
Mme Amélie RAFFAELLI-FRANCESCHI12,04%
Mme  Baronne ML MARIANI0
M Lionel MORTINI 816,33%
Mme Viviane RONGIONE 0
M Jean CARDI 0

xavier torre

Les premières rencontres lyriques «  Avant-Scène  », organisées récemment au Palais des congrés d’Ajaccio, ont été l’occasion de présenter officiellement le fonds de dotation culturel FDD Corsica que vous venez de créer, De quoi s’agit-il ?

Nous sommes partis d’un constat: de nombreuses associations réalisent un travail fabuleux tout au long de l’année avec le soutien de la Collectivité de Corse ou des municipalités, voire grâce au sponsoring, mais assez peu par le biais du mécénat. D’autre part, certaines associations sont parfois isolées et leur travail n’est pas forcément valorisé. En parallèle à ces initiatives, nous constatons aussi que de nombreux Corses, ici ou sur le continent et même à l’étranger, souhaitent participer à l’essor culturel de l’île mais ne savent pas forcément comment faire. Dans les retours d’intention dont nous disposons, se dégage une vraie volonté de la part d’entreprises et de particuliers d’aider des projets. L’idée première est donc d’organiser un mécénat culturel dans le but de promouvoir notre île à travers la culture, le savoir, le patrimoine, les arts…ll s’agit d’ un projet ambitieux qui permettra d’aider, avec une vraie stratégie, les associations et acteurs culturels porteurs de projets. La soirée organisée au Palais des congrès était dédiée à la musique et au chant lyrique, mais ce fonds concernera l’ensemble du monde culturel insulaire.

La création de ce fonds s’inscrit dans un cadre juridique susceptible, selon vous, d’attirer de nombreux donateurs…

De par son statut de fonds de dotation culturel, PDD Corsica allie la souplesse juridique d’une association et la performance d’une fondation. Le but étant de récolter des fonds pour ensuite les réinjecter directement dans des projets culturels. La force de FDD Corsica. c’est aussi d’être entouré de plusieurs commissions composées de membres renommés dans différents domaines d’expertise. Ce qui permettra de mettre en réseau à la fois le monde culturel et le monde entrepreneurial. En sachant que les dons bénéficient d’une défiscalisation très avantageuse dans ce type de donation. FDD Corsica, dont la mission première est de contribuer au rayonnement de la Corse, est aussi un outil stratégique dans le développement économique et social de notre île. Nécessaires pour la population de notre territoire, la culture et le patrimoine sont aussi de puissants moteurs d’attraction vers la Corse, en saison et hors saison.

Vous évoquez une stratégie. Comment comptez-vous agir concrètement sur le terrain ?

Notre but, bien évidemment. n’est pas de nous substituer à la Collectivité de Corse ou aux mairies qui octroient déjà des aides. Mais plutôt d’être complémentaire à ces soutiens. Surtout en ciblant des projets et en étant plus performant. Concrètement, FDD Corsica répond au même objectif qu’une fondation. mais sans les contraintes d’une tutelle administrative, beaucoup plus souple et efficace pour définir, créer, gérer les politiques de mécénat. C’est une sécurité pour les donateurs privés et les entreprises et un moyen direct pour sélectionner et aider les projets privés ou gérés par la Collectivité. C’est aussi un accès direct pour les entreprises qui évitent les coûts d’une structure dédiée. Autrement dit, celui qui donne sait exactement où va l’argent. Il n’y a pas d’intermédiaire, avec en plus l’avantage de la défiscalisation. La vocation de FDD Corsica, c’est aussi d’avoir une stratégie, une politique culturelle sur l’ensemble de l’île. Un maillage territorial et une aide tout au long de l’année et sur des lieux eux-mêmes stratégiques pour le développement de la Corse.

Comment comptez vous mettre en réseau les différents acteurs culturels et privés de l’île ?

l’idée est de créer une vraie communauté entre les entrepreneurs, les particuliers et le monde culturel, tout en étant en contact permanent et étroit avec la Collectivité de Corse. Faire en sorte de mieux se connaître aussi pour que l’on soit tous parties prenantes de la même aventure. Une force collective pour faire avancer les dossiers. FDD Corsica est nécessaire pour la réussite des projets et actions de conservation, développement, diffusion, financement du savoir, de la culture, de l’art et du patrimoine. Jamais un outil n’a bénéficié d’autant de souplesse et de liberté pour mettre en réseau l’ensemble des acteurs économiques, institutionnels et culturels nécessaires à la réussite de cet objectif. Nous serons le lien direct entre mécènes et porteurs de projets.

Votre fonds de dotation s’adresse en particulier au monde de la culture. Pourquoi ce choix ?

Pour promouvoir notre île, et avoir une action sur le monde économique, la culture est un levier formidable. La culture est une source de renommée à l’international mais aussi une source importante de retombées pour les commerces et la population locale. Les insulaires sont les premiers bénéficiaires de cette activité culturelle quand celle-ci se développe. Artistes, hôteliers, restaurateurs, commerçants… Tout le monde y gagne.

Pour mener à bien ce projet ambitieux, vous lancez aujourd’hui un appel pour collecter des fonds afin de financer de futurs projets…

Effectivement. Nous lançons un appel puisque le principe du fonds de dotation consiste à ce que les créateurs du fonds bloquent de l’argent qui servira à financer des projets. Pour celui qui donne, qu’il s’agisse d’un particulier ou d’une entreprise, c’est la garantie de l’utilité de son don qui ira soit directement en soutien au projet de son choix, soit en soutien à l’un des projets des commissions qui composent le fonds de dotation que nous défendons. Ce don est directement alloué à un projet et non pas à une association ou une institution. Autrement dit, nous garantissons la réalité de l’exécution du projet, la réalité de l’exécution du don et du rapport entre le don et le projet identifiés C’est vraiment un accès direct au mécénat simplifié par le travail des responsables du fonds de dotation. Le mécénat est assez courant dans les pays anglo-saxons, mais peut-être moins ancré dans les mœurs en Corse.

Pourquoi pensez-vous que ce nouvel outil, le fonds de dotation, séduira des donateurs potentiels ?

Beaucoup d’entreprises font du sponsoring et le mécénat est effectivement moins courant chez nous. Avec le mécénat, il n’y a pas de retour direct à travers des publicités par exemple. Mais cela permet au contraire d’avoir un vrai travail qui n’est pas marchand et surtout de participer au développement du projet culturel ou patrimonial sur lequel on travaille. La partie qui revient au donateur se traduit par une défiscalisation et non pas une publicité directe. Si un particulier ou une entreprise souhaite soutenir la culture dans l’île sans idée précise du projet à financer, notre rôle sera de proposer un programme de projets privés sélectionnés par nos soins, ou soutenus par les collectivités, avec un retour précis sur l’investissement réalisé. Ce qui permet de réfléchir en stratégie de développement culturel et pas seulement en placement de produits ou de visibilité d’une marque. En donnant, vous faites partie d’un projet, d’une entreprise collective qui vise au développement culturel et à la réelle promotion de notre île, alors qu’en termes de sponsoring, c’est surtout la marque qui est mise en avant. Le mécénat est une aventure collective pour faire avancer des projets.

PROPOS RECUEILLIS PAR

LAURENT CASASOPRANÀ

Contact: info@fdd.corsica et site www.fdd.corsica

Le fonds de dotation : un outil innovant de financement

Le droit français s’est doté depuis 2008 et la loi de modernisation de l’économie, d’un outil de financement du mécénat jusqu’ici assez peu utilisé dans l’île, qui permet pourtant une défiscalisation avantageuse pour les donateurs potentiels : le fonds de dotation. De droit privé, il peut recevoir tout bien de toute nature et il a le mérite, dans un système administratif lourd, d’être souple et très avantageux. Dans ce cadre, le fonds de dotation FDD Corsica bénéficie du régime fiscal du mécénat. Les dons (numéraires, valeurs mobilières, droits immobiliers – en pleine propriété ou démembrés -, droits d’usufruit, notamment temporaire) des particuliers ou des entreprises sont ainsi affectés au fonds qui a lui-même un objet d’intérêt général. Ainsi, toute affectation au fonds de dotation FDD Corsica donne droit à des réductions d’impôts. 66 % du montant des sommes affectés dans la limite de 20 % du revenu imposable pour les particuliers et 60 % dans la limite de 5 % du chiffre d’affaires pour les entreprises. De plus, les dons et legs à destination du fonds de dotation sont exonérés de droits de mutation.

LC.

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