Réaction des maires dans le BOZIO

Article paru dans CORSE MATIN du 18 octobre 2022

Martín Baghioni – premier adjoint au maire de Castellare di Mercoriu et ancien président de la com’com E Tre Pieve – et Pierre Taddei – maire de Bustanicu – ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Et leur plume la plus acérée. Le 1″‘ octobre dernier, ils ont organisé une réunion qui a rassemblé quelques communes du Boziu. D’autres sont venues s’agréger ensuite au mouvement qu’i1s essaient de créer : celui d’une meilleure reconnaissance du rural et de ses problématiques. Et pour mieux faire entendre leur voix, ils ont rédigé un courrier, qu’ils ont expédié aux grands électeurs, sénateurs, députés, présidents des associations de maires, de l’Exécutif, de l’Assemblée de Corse, etc. « Nous sommes partis de problématiques nationales, expose Pierre Taddei, pour descendre jusqu’aux enjeux locaux. Il ne s’agit pas d’une démarche politique, mais de faire remonter les difficultés que nous rencontrons. Dans les discussions qui sont menées avec L’État, nous constatons que le rural est oublié. »

Un statut du rural Le premier point abordé dans le courrier de neuf pages concerne la loi N0TRe et « ses effets désastreux ››. « Dans le cadre des discussions actuelles avec l’État, dit le courrier; (il faudra) définir un véritable statut du rural qui devra être partie intégrante du nouveau statut d’autonomie de la Corse. ›› Si les deux élus reconnaissent « des efforts de la part de la CdC notamment concernant la dotation quinquennale qui a été augmentée », ils affirment aussi « que ce n’est pas suffisant ». « Des bruits ont couru. Rapporte Pierre Taddei, sur la disparition de cette dotation. Si c’était te cas, nous n’aurions plus qu’à mettre la clé sous la porte. » « il faut réécrire la toi NOTRe, abonde Martin Baghioni, en tenant compte des remontées du terrain faites par les élus. On parle d’un statut spécial pour la Corse, cela doit en faire partie. » Et c’est d’autant plus imponant qu’en 2026, les communautés de communes récupèrent la compétence « eau et assainissement ››, avec son cortège de nouvelles dépenses auxquelles elles ne: pourront pas faire face. Martin Baghioni et Pierre Taddei parlent ,encore « de la problématique des droits de succession », « des charges sociales pour les entreprises », des services publics ou encore de la loi Montagne. Autant de sujets qui pèsent lourd et qu’un statut spécifique au rural permettrait de résoudre.

Dotation, divagation et logements Viennent ensuite les sujets propres au territoire et qui « inquiètent beaucoup d’élus ruraux ››. En premier lieu, le courrier revient sur la dotation quinquennale : « Face a des rumeur de suppression de cette dotation vitale ,pour nos communes de montagne, nous avons besoin d’être rassurés sur le maintien et la revalorisation nécessaire de cette dotation quinquennale, compte tenu de la hausse des prix des travaux des entreprises en relation avec la crise économique actuelle. Supprimer la dotation quinquennale des communes rurales serait contraire a tous les discours que nous entendons depuis 2015 sur la politique de la montagne. ›› Il y a aussi la divagation animale, le danger qu’elle représente. les dégâts qu’elle cause. Et une nouvelle réglementation que les élus ne comprennent pas : « Depuis 2015 et le nouveau règlement des routes de la CdC, nous ne sommes plus autorisés à installer des passages canadiens sur les routes départementales. C’est une décision que nous n’avons pas comprise et nous demandons à revenir dessus. » Pierre Taddei ajoute les logements communaux et l’impérieuse nécessité pour les communes d’en construire. afin de lutter contre la désertification. Mais « même si les projets sont subventionnés a 80 % sur le hors taxe, la TVA ne revient pas pour ce type d’opérations d’où un autofinancement communal relevé a 30 % qui est insupportable pour nos petites communes rurales à budgets modestes. L’instauration d’un taux de subvention a 90 % pour ce type de projets permettrait de ramener la part de l’autofinancement communal à un taux raisonnable et habituel de 20 % ».

Syvadec, routes et fibre

Les deux élus pointent .également du doigt le Syvadec, sa « politique inflationniste et le besoin vital d’un plan d’aide financière de la CdC ». Ils jugent que le système actuel ne fonctionne pas. et plaident pour la mise en place d’une « véritable péréquation, pour que le prix de la tonne dans les zones pauvres soit plus bas que dans les zones riches. Avant-dernier point, les routes qui relient les villages, dont beaucoup demeurent dans un état exécrable « malgré les efforts qui ont été faits ›› et demandent un plan urgent de réfection et de réhabilitation. Le courrier se referme sur l »installation de la fibre : « Ces derniers mois nous sommes plusieurs Communes du rural à être témoins de l’installation de la fibre sur nos territoires. Sur le fond nous sommes très satisfaits de cette volonté. Sur la forme, malheureusement, cela pose de nombreux problèmes qui risquent de pénaliser nos villages à court terme. En effet, les câbles sont installés de très mauvaises façons, certains passent dans les arbres sans aucun élagage au préalable avec un risque de rupture en cas de neige ou de fortes intempéries, d’autres sont posés sur des arbres sans poteaux avec a nouveau des risques de cassures en cas d’intempéries, alors que d’autres encore sont trop bas et traversent la route risquant d’être touchés par des camions. » Des revendications « légitimes », portées « dans le seul intérêt de nos territoires ruraux à forts handicaps » et qui ont été cosignées par les communes de Castellare di Mercoriu, Bustanicu, Tralonca, Mazzola, Sermanu, Rusiu, Carticasi, Cambia, Erone et Lanu.

MORGANIE QUILICHINI

Le pont de Casaluna….

Article paru dans Corsematin du 20 septembre 2022

La destruction du pont sur la Casaluna, déjà sévèrement entamée par la crue de novembre 2016, et son remplacement par une nouvelle structure a suscité un tollé de la part d’une partie des élus et habitants concernés (voir par ailleurs). Mais si l’opposition a fait grand bruit, les soutiens ont décidé, eux aussi, de se faire entendre. Ainsi, les maires des communes d’Aiti, Cambia, Castineta, Erone, Gavignano, Lano, Morosaglia, Rusio et Salicneto ont cosigné une lettre adressée au président de l’exécutif, Gilles Simeoni, pour leur affirmer leur soutien.

La proposition de la Collectivité de Corse pour la construction d’un nouveau pont nous parait la meilleure. Elle assure la sécurité des usagers et peut faire face à de plus volumineuses crues sans danger. Elle nous parait la meilleure solution pour apporter à nos villages l’ouverture nécessaire à leur développement. » ont écrit les élus dans le courrier que nous avons |pu consulter, précisant toutefois que la destruction de l’ancien. pont était « regrettable », mais nécessaire. En effet, les élus et leurs administrés ont subi de lourdes conséquences suite à la destruction du pont sur la Casaluna en 2016. Itinéraires rallonges, réseau secondaire endommagé par les camions… les contraintes ont été importantes.

« La meilleure solution à apporter ››

« Les communes ont pu mesurer leur dépendance à ce pont pour leur vie économique. Sociale et sanitaire (élevage, charcuterie. travaux publics… ). Le détournement par Morosaglia ou Aiti s’est avéré problématique en particulier les jours de pluie. Ces routes qui rallongent les distances n’ont pas été construites pour le passage des camions et des engins nécessaires aux activités citées. ›› Car, selon Antoine Simonpietri, maire de Saliceto et à l’origine du courrier, si cette destruction est regrettable, elle n’en est pas moins nécessaire : « J’ai discuté avec les techniciens, essayé de comprendre pourquoi l’on ne pouvait pas sauvegarder la partie restante. Il semble que les restes du pont forment un goulot sur la rivière, et que s’ils étaient laissés en place, cet effet perdurerait et mettrait en danger tant la ruine que la nouvelle structure. De plus la circulation est importante à cet endroit, notamment de camions et d’engins très lourds, auxquels l’ancien pont n’était pas adapté, c’est pour cela qu’il fallait une nouvelle structure. Quoi qu’il en soit, même si c’est dommage, le plus important pour nous est que ce qui s’est produit en 2016 ne survienne plus, et nous voulons mettre toutes les chances de notre côté pour ne plus nous retrouver isolés, ni continuer d’endommager le réseau secondaire, déjà en mauvais état. »

Une capacité de crue deux fois supérieure

Ce que les édiles regrettent aussi, c’est de n’avoir pas été concertés lors de la protestation, parfois fort virulente sur les réseaux sociaux. C’est pourquoi ils ont « cherché à comprendre cette décision ››. Les explications données par les services techniques leur ont donc paru suffisamment pertinentes pour donner lieu à ce courrier de soutien à la Collectivité de .Corse qui gère routes et ponts dans l’île. En effet, depuis le second Empire, date de construction de l’ouvrage original, la circulation et les engins ont bien évolué, et l’on comprend aisément le traumatisme subi lors de la crue de 2016, ainsi que les aléas dus à la structure provisoire, en place depuis plusieurs années. « Déjà. avant 2016, le pont avait subi des dommages. Nous avons fait toutes les études nécessaires, et la structure est géométriquement incompatible avec les débits de crue enregistrés, expose Loïc Morvan, directeur du service des routes auprès de la CdC, nous avons donc décidé d’un nouvel ouvrage, avec une capacité de crue deux fois supérieure ri celle de l’ancien. Nous avons réellement étudié toutes les solutions possibles pour conserver l ‘ancien pont, mais cela était impossible. Ce n’est pas un plaisir de devoir détruire un ouvrage, mais ce n’est pas une solution de confort, et bel et bien la seule possible. »

« D’un point de vue patrimonial, les ouvrages sont nombreux sur la Casaluna, et certains d’entre eux feront l ‘objet de valorisation », ajoute le directeur. En conclusion, les élus « appuient sans aucune réserve la proposition faite par la CdC ›› et remercient son président pour « l ‘attention et le soutien apportés à nos villages. ››

Un mémorial sera néanmoins mis en place avec les pierres restantes de l’ancien pont afin de ne pas perdre l’aspect historique et affectif de la structure emportée.

ISABELLE LANÇON-PAOLI

Le pont de Casaluna…..

Article paru dans CORSE-MATIN du 08 septembre 2022

Bien sûr, le dénouement n’est pas celui qu’ils espéraient. Mais au-delà. c’est la manière dont les choses se sont passées qui révolte une partie des habitants de la micro-région. Mardi matin, Carole Sambroni-Leschi passe en voiture par le pont de Casaluna, pour se rendre à son travail. « Sur le terre-plein. Il y avait une pelle mécanique mais à cet endroit, il y en a régulièrement, tout comme des engins de chantier… Je n’y ai pas fait plus attention que cela, et d’autant moins qu’il n’y avait aucune indication, ni arrêté, ni panneau. C’est quand je suis repassée dans l ‘autre sens en fin de journée, que j’ai vu qu’ils avaient commencé à détruire l’ancien pont, » Elle poste l’information et. immédiatement, les réseaux sociaux s’enflamment et les commentaires s’alignent. « Une honte »,. « envie de pleurer », « il faut bloquer ». Un nouvel épisode – peut-être le dernier – dans un dossier long et tortueux, qui traîne depuis le mois de novembre 2016. Longtemps restée au point mort, la reconstruction du pont de Casaluna emporté par la crue s’était remise en mouvement par à-coups.

Des travaux d’abord annoncés en 2021 et Paulu Santu Parigi, alors président de la communauté de communes Pasquale Paoli. qui évoquait « une bataille ›› et expliquait déjà que le futur pont «  reprendra en partie le tracé de l’ancien qui a été détruit, et [que ] certaines de ses pierres seront réutilisées pour réaliser des aménagements aux abords . »

Déjà å cette époque. un groupe de citoyens s’était constitué. inquiet « du choix pour le moins surprenant des services de l’État, mais encore plus de celui de la Collectivité de Corse, de valider la destruction totale d »un élément du patrimoine historique routier de la Corse ››.

«  La discussion devait se poursuivre ››

La pandémie de covid avait ensuite tout stoppé de nouveau et c’est en février de cette année que le sujet était revenu sur le devant de la scène, avec un calendrier annonçant la livraison du nouveau pont pour l’été 2023.

Le projet prévoyant la destruction totale de l’ancien pont, des citoyens étaient de nouveau montés au créneau et deux rencontres avaient eu lieu avec les services de la CdC. « La discussion devait se poursuivre, se désole Iean-Batti Tafanelli. Notre déception est grande face à tant d’inélégance. »

« Tout ce que nous voulions, reprend Carole Sambroni-Leschi. c ‘était préserver la première arche côté vallée, qui est construite sur la terre, et c’est celle qu’ils ont détruite en premier. C’est extrêmement sournois dee commencer sans rien dire, et de commencer par casser le côté sain. Venant de gens de cette couleur politique, je m’attendais a plus de considération pour notre patrimoine. C ‘est décevant, je suis triste et je me sens trahie » Jean-Batti Tafanelli dénonce aussi « le manque de mobilisation d’une grande partie de la population et de certains élus de la micro-région » et maintient que la conservation partielle du monument aurait permis « de préserver le devoir de mémoire ››. « Je voudrais dire. conclut-il. Que nous n’avons jarnais été contre la construction d’un nouveau pont et je tiens a remercier tous ceux qui se sont mobilisés pour essayer de sauver cette petite partie de notre patrimoine. ››

Du côté de la CdC. on rappelle les obligations techniques et on insiste : « Nous sommes allés jusqu’au bout des faisabilités et des solutions techniques. Nous avons échangé avec la population et les élus. ce n’est pas par plaisir que nous détruisons l’ancien pont et nous comprenons l’aspect sentimental et affectif mais nous n’avions pas d’autre choix et en termes de calendrier: il n’est pas possible de reculer les travaux trop longtemps. » Et on fait une promesse: « La Collectivité de Corse s’engage à valoriser le site. De quelle manière ? Cela se décidera en totale concertation avec les habitants de la micro-région. »

MORGANE QUILICHINI

Assemblée générale du PLOT

A l’attention de tous ses adhérents:
Le plot convoque sa première assemblée générale!

Cette réunion se tiendra è l’église de l’Annunciata à Carticasi.

Pour les anciens adhérents pensez à renouveler votre adhésion pour y participer.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU PLOT
SAMEDI 13 AOÛT 2022 à 17 H 30

Ordre du jour

  • BILAN D’ACTIVITÉ ET FINANCIER 2021-2022
  • RÈGLEMENT INTÉRIEUR ET COTISATIONS ANNUELLES
  • PROJECTION 2022+2024
  • RENOUVELLEMENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
  • QUESTIONS DIVERSES
lire LE PLOT INFO N° 4

Le pont de Casaluna : suite …

Depuis le début de l’année, une résistance s’est formée autour des vestiges du pont de la Casaluna. dont une crue centennale assortie d’un gigantesque embâcle signa l’arrêt de mort. en novembre 2016.Remplacé depuis par un pont provisoire, l’ouvrage doit – selon le projet porté par la Collectivité de Corse – être détruit en totalité, afin qu’un nouveau puisse être construit un amont.

Problème : une part des habitants de la microrégion, si elle ne conteste pas la nécessité de bâtir un nouveau pont, ne comprend pas pourquoi il faudrait raser ce qui reste de l’ancien. Parmi ces gens. il y a Aurélien Morel, ingénieur, formé en double diplôme à l’école nationale des arts et métiers de Bordeaux et à l’école Navale. officier de Marine pendant sept ans, expatrié au Moyen-Orient pendant deux ans et de retour dans le Centre Corse, où il a grandi, depuis 2016. «j’ai travaillé plus spécifiquement dans la défense, explique-t-il, mais j’ai des compétences dans les travaux publics. je n’ai pas la prétention d’être à la hauteur d’un ingénieur spécialisé, j’arrive simplement avec un esprit critique issu de ma formation académique et de mon expérience professionnelle. ››

Au premier rang des questions que lui et Jean-Batti Tafanellî – président de l’office de tourisme local et fer de lance de la contestation – se posent, il y a celle du cheminement de pensée :« Comment en est-on arrivé à prendre ces décisions, à faire ces choix ? Nous sommes dans une démarche citoyenne et patrimoniale, et nous voulons comprendre. »

On ne juge pas la valeur historique depuis un bureau ›

Aurélien Morel propose un parallèle avec d’autres ponts de la région, notamment le pont de Lano et celui de Ponte-Leccia.« On nous a dit que le pont de Lano avait une valeur patrimoniale plus importante que le pont de Casaluna. parce que l’impératrice Eugénie s’était investie dans sa Construction. Tout le monde n’est pas forcément d’accord avec cette affirmation. Ce n’est pas depuis un bureau que l’on peut juger de la valeur de l’histoire, c’est aux gens sur place de le faire »

Se pose aussi la question de l’effondrement de l’ouvrage : « On ne nous parle que du débit de l’eau, mais en 2016, tout le monde a vu l’embâcle et la pression qu’il a imposée aux piles et au tablier, Si ce n’est qu’une histoire de débit, pourquoi le pont de Lano a-t-il résisté ? Et quel est le débit maximum supportable ? En 2016, c’est toute la Corse qui a débordé. Pourquoi deux ponts ont cédé et tous les autres ont tenu ? Sur certaines questions de ce type, nous n’avons pas eu de réponse.»

Jean-Batti Tafanelli s’agace :« On nous parle du débit qui a emporté le pont, et dans le projet. on nous en propose un autre avec une pile centrale ! Et on nous dit que techniquement, il n’est pas possible de faire autrement, alors que nous avons des ponts de chemin de fer bien plus longs et construits ainsi. ››

Attention à la cancel culture

« il y aura d’autres crues, et comme les berges ne sont ni entretenues, ni travaillées, le même phénomène se reproduira. Pourquoi cette problématique n’est-elle pas prise en compte au niveau politique ?»

Reste aussi le problème des vestiges de l’ancien pont. que les services techniques préconisent de détruire, alors que les habitants réclament une mise en valeur du site. sur le modèle de Ponte Novu. « je suis assez inquiet quand je vois toute cette cancel culture », avance Aurélien Morel. « aujourd’hui on a la prétention de s’imaginer qu’avec un ordinateur et un modèle numérique, on est plus intelligent que nos anciens. Ce pont, c’est aussi un symbole de notre culture et de notre histoire et il faut se battre pour lui. Sur ce chapitre. les citoyens doivent pouvoir avoir la main, ils méritent qu’on les implique. »

Pour Jean-Batti Tafanelli, la solution est toute trouvée : « Avec les 300 000 € budgétisés pour la destruction, on réaménage le site et on en fait un point d’attrait touristique. »

MORGANE QUILICHINI

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